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CONVERSATION AVEC UN CINEASTE ISRAELIEN IMAGINE:
AVI MOGRABI

Akram Zaatari

   
PRÉSENTATION
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    …en 1948
Les Israélites marchent dans l’eau vers la Terre Promise
Les Palestiniens marchent dans l’eau vers la noyade
Le peuple juif a rejoint la Fiction,
Le peuple palestinien, le documentaire

(Jean-Luc Godard, Notre Musique)


Pendant sa résidence aux Laboratoires d'Aubervilliers, Akram Zaatari poursuivra son travail sur les objets et documents personnels liés à l'histoire des guerres d'Israël contre le Liban. C’est un thème qui nourrit son travail depuis plusieurs années, à travers une recherche dans les lettres, photographies, récits personnels des anciens prisonniers libanais en Israël que l'artiste présente ensuite dans ses vidéos, conférences et photographies. Il posera notamment la question de la rencontre entre une histoire subjective ou personnelle et des évènements historiques d'une violence telle que l'invasion du Liban par Israël en 1982, l'opération "Raisins de la colère" en 1996 et la guerre de Juillet 2006.

Lors de cette Conversation avec un cinéaste israélien imaginé: Avi Mograbi, Akram Zaatari va tenter d’écrire, d’improviser et de donner à voir sa conversation avec un cinéaste israélien imaginé, à qui il donne le nom d’Avi Mograbi. Durant cet échange, Zaatari présentera des enregistrements datant de l’occupation israélienne de Saïda (1982-1985), conservés depuis son adolescence, et imaginera ce qu’aurait pu rassembler un cinéaste israélien à la même période.
Cette conversation nous éclaire sur le conflit israélo-libanais et la complexité de l’histoire récente – dans le dessin des frontières, le déplacement des individus et la définition du concept d’ennemi. Mais surtout, cette conversation interroge sur ce que signifie être réalisateur de documentaire aujourd’hui, dans une région qui a subi l’occupation et où l’opinion publique bascule dramatiquement d’un bord à l’autre.
Le résultat de cet échange sera transcrit et publié en deux éditions bilingues : français/anglais et arabe/hébreu.

Autour de cette performance, Akram Zaatari présentera des projections de films et donnera une lecture (à partir d'un entretien avec Nabih Awada, ex-détenu libanais en Israël), contextualisant davantage l'idée de ce script. Il présentera aussi une série de documents personnels liés à la guerre (photos, vidéos datant de 1982).


La résidence d'Akram Zaatari aux Laboratoires d'Aubervilliers est soutenue par le Département de la Seine-Saint-Denis
Les Laboratoires d'Aubervilliers remercient la Kadist Art Foundation pour son soutien amical
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