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MARCO BERRETINI-COMPAGNIE *MELK PROD. / 2003

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Artiste chorégraphe, né en Allemagne en 1963. Vit à Genève.

L'accueil du chorégraphe aux Laboratoires d’Aubervilliers a été consacré à la production d’une nouvelle pièce Are Friends Electric ?, pour laquelle il a réuni 7 interprètes de sa compagnie *Melk Prod. Le spectacle propose un détournement de la danse vers le théâtre, le music-hall ou la performance, sur un ton provocateur et burlesque. L’artiste a également saisi l’occasion de cette résidence pour donner l’opportunité à des membres de la compagnie d’expérimenter, de produire et de présenter un travail. New movements for old bodies est le titre générique de l’événement présenté aux Laboratoires à l’automne 2004, incluant le spectacle de Marco Berrettini, un solo de Chiara Gallerani, un film de Gianfranco Poddighe, ainsi qu’une performance musicale de Manuel Coursin et Michel Guillet. New movements for old bodies a été présenté à La Caserne (Bâle) en décembre 2003, au Festival Faits d’Hiver (Théâtre du Lierre, Paris) en janvier 2004, à La Rottefabrik (Zurich) en février 2004 et l’Arsenic (Lausanne) en janvier 2005

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À propos de
New Movement for Old Bodies de Marco Berrettini.


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«New movements for old bodies
est une oeuvre collective à laquelle chacun des interprètes apporte sa part de créativité selon les sujets d’improvisation et les textes proposés par Berrettini, une communauté à l’oeuvre dont le processus créatif aboutit au travail de montage des séquences et du son par le chorégraphe. La discontinuité séquentielle s’élabore selon un processus de condensation ou de glissement de sens, un déroulement insensé d’images en mouvement, un volume audiovisuel dont le rythme ferait l’effet d’une séance de zapping. Images de la danse qui a pour univers de référence l’écran de cinéma et de la télévision, la paroi spéculaire de l’espace théâtral n’étant plus seulement une surface en miroir mais un écran. La capacité du regard du spectateur de New movements for old bodies est mise en jeu par une danse jouant aux limites de la réalité et de la fiction, de l’improvisation simulée et de la maladresse méthodique. L’espace est éclaté par l’apparition successive des personnages et la simultanéité de leurs actions. La rigueur du spectacle puise sa force dans la manipulation du fragment, l’enchaînement des solos et des ensembles, des phrases qui s’enroulent ou s’échappent par absurdité logique, la valeur expressive de la musique modulant les ambiances, tandis que le rythme des actions est ponctué de points sonores. La musique devient génératrice d’espace et d’action, la bande son, composée de morceaux instrumentaux, de chansons, de repères sonores, de voix enregistrées, tout ceci aidant à faire de l’espace scénique le lieu de variations temporelles et de tensions spatiales. Mouvements de corps qui tournent en rond vers plus de vitesse, des corps qui roulent sur eux-mêmes et sous un autre pour le déplacer, manipulation de corps, chute de corps, un corps qui se mange. C’est la mise en scène d’instants privilégiés dont le burlesque agit par brièveté, soudaineté, qui dérèglent toute continuité narrative, lançant un défi contre toute logique, toute morale et toute forme de pesanteur, faisant du danseur un acrobate métaphysique sur la scène d’un cabaret.»

Extrait du texte « De qui est la chorégraphie », par Michaël Thalmann in Le Journal des Laboratoires, n°2, juin 2004.




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