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LORETTO MARTINEZ TRONCOSO

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Sans titre, pour l’instant.

Loreto Martinez Troncoso est née à Vigo (Espagne) en 1978, elle vit et travaille à Paris.


Elle a suivi des études artistiques à l’université des Beaux-Arts de Pontevedra puis à l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux. Son travail utilise essentiellement l’écriture et la parole : monologues, enquêtes, interviews et conférences dans lesquelles l’artiste se met en scène. Il prend forme à travers des vidéos et des performances se déclinant en fonction du contexte de l’intervention. Dans une adresse directe au public, et en s’exprimant dans une langue qui n’est pas la sienne, Loreto Martinez Troncoso s’intéresse notamment au rôle du langage dans notre société et s’interroge sur la notion d’identité. La performance de Loreto Martinez Troncoso fait suite à son invitation en résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers à l’automne 2006.

Sans titre, pour l’instant.
performance

20 décembre 2006 à 20h30

Peut-être que pour le 20 décembre j’en aurais un. Striptease, comme je disais dans les notes de travail de Por el momento sin título, pourrait être un bon titre. Strip : se déshabiller ou enlever. Tease : agacer ou taquiner. Striptease : déshabillage agaçant ou taquin.

Notes de travail de Por el momento sin título


Quelqu’un m’a dit, ou plutôt m’a rappelé, un jour que « l’art est avant tout un rendez-vous ». Et comme rendez-vous soit on arrive avant, soit on arrive en retard, soit on arrive à l’heure. Mais aussi on peut ne pas arriver parce que on s’est trompé de lieu. Au même temps, peut-être que un rendez-vous est là où on ne l’attend pas.

« Vous voulez du spectacle ? Vous allez l’avoir » je me suis dit après m’avoir rendu compte que j’avais été recuperée par le spectacle. Donc : lumières, make-up et paillettes ! qui ne sont qu’une continuation ou une conséquence de mon experience. « Que tu n’es qu’une pute, tu as dit ? » on m’a dit. « Il y a eu déjà d’autres artistes qui l’ont denoncé, et pas seulement ça, qui l’ont fait ». Alors, si c’est comme ça, je ne le ferais pas. Et je ne le repeterais pas non plus (je pourrais le dire une fois de plus pour vous mais je ne le ferais pas parce que je viens de le faire). Mais un striptease, qui a pas un jours revé de faire un striptease en public ? Ça pourrait être un bon titre ça : Striptease.

En tout cas comme Hitchcock a dit « en sortant de la salle, le publique doit savoir pour quoi il a rentré ». Et moi aussi. « …parce qu’ici on se sens un peu comme à la maison. C’est ce que je me suis dit quand j’etais en train de preparer cet intervention. Que vous etiez pas un public comme les autres ou au moins comme ces aux quels j’ai l’habitude de me confronter. Pas très suivants mais de temps en temps… ce qui est déjà sufisant. […] Peut-être que je me trompe en me disant que vous n’êtes pas un public comme les autres. Même, pour quoi vous le seriez pas. Même, moi ? je suis aussi de ces public exigents qui à peine sortie d’une salle ou d’un espace d’exposition on toujours quelque chose à dire. J’ai été exigente il y a deux ans avec… J’ai été exigente avec… J’ai été aussi exigente avec… avec… et aussi avec… Mais en vous imaginant diferent je me sentais plus à l’aise. Je me sentais plus… libre. Bon, je ne sais pas si libre est le mot just ou le…mot. Mais en vous imaginant diferent me permetais de laisser un peu de coté cette colère qui de plus en plus s’exprime dans ce que je fais et aussi dans ce que je dis. […] C’était peut-être pour ça que j’avais pensé de vous parler de… De vous faire une liste de… De vous lire un extrait de… De vous citer à… À… À… À un des… À… À… À… À une voix qui m’a chuchoté un jours… À… Et à tous ceux qui… Mais…à quoi bon vous parler de ça. Et comme quelqu’un (m)’a dit un jours : de ce que tu ne peux pas parler il faut le taire. Donc… je vais le taire. Au même temps, qui a pas revé un jours de… Mais bon. J’imagine que la moindre des choses que vous avez envie est d’entendre une… en train de parler de… J’imagine que vous êtes venu ici pour voire quelque chose de… ou de… Ou quelque chose qui vous fasse… Quelque chose qui vous… ou vous… Mais si vous aviez voulu seulement vous… vous aurez pas… Ce qui veut pas dire que vous allez pas vous… Ce qui veut pas dire que vous n’êtes pas en train de… ou que vous ne vous êtes pas déjà… […] Il y en a qui dit que j’aime bien decevoir. Il y en a qui dit que c’est que je fais est très français. Il y en a qui pense que c’est que je fais est trop conceptuel. Il y en a qui dit que je travail sur la société du spectacle. Il y en a qui dit qu’il dit rien. Il y en a qui pense que je suis un homme parce que mon prénom finit par –o… ».

Une proposition de Loreto Martinez Troncoso Production : Les Laboratoires d’Aubervilliers



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